Le Rodez Aveyron football entamera ce samedi (20 h 45) face à Laval sa 8ᵉ saison en Ligue 2. Le nombre d’abonnés au stade est en tout cas historique ! Face à Laval samedi pour l’ouverture du championnat, « on se dirige effectivement vers un nouveau match à guichets fermés » ! Thomas Escourbiac, le responsable du stade du RAF, ne s’en cache pas : « Mécaniquement, il sera un peu plus difficile d’obtenir des places pour les matchs cette saison. » Pour la rencontre contre les Tango, il ne restait ainsi que 300 billets encore disponibles ce mercredi. Un problème de riche, évidemment, pour le RAF, qui confirme et même renforce sa popularité auprès de ses supporters comme de ses partenaires.
La campagne d’abonnements grand public, lancée au printemps alors que le précédent championnat de Ligue 2 n’était pas encore terminé, et même close par choix le 30 juin (soit plus d’un mois avant la reprise), a en effet permis d’atteindre 3 200 le nombre de supporters détenteurs de leur carte d’entrée à Paul-Lignon pour toute la saison. Un chiffre qui dépasse même les 4 000 si l’on y ajoute les places réservées aux partenaires du club, alors que ce total n’est pas encore définitif. Tout simplement un record !
La nouveauté : le Bar du Virage C’est tout nouveau : le RAF propose, à partir de ce samedi soir, de s’installer au Bar du Virage. Une manière originale de vivre le match. Dans le quart de virage entre les tribunes Cathédrale et le virage Sud Ségala, ce sont 20 places qui sont mises en vente au tarif (de lancement) de 49 euros. Elles permettent ainsi de « profiter d’une vue imprenable sur le terrain, au plus près de l’ambiance et de l’action », souligne le club. Avec une installation directement au comptoir du stade, et menu ainsi que boisson du match servis sur place. Pour l’ambiance rue Vieussens, déjà plus qu’enflammée ces derniers mois avec un jeu envoûtant et des guichets fermés à répétition, c’est l’idéal !
Pour les supporters moins assidus de l’enceinte ruthénoise, ce n’est pas forcément une bonne nouvelle. En effet, la capacité maximale du stade est de 6 761 places. Avec les 4 000 abonnés, les 386 sièges alloués aux supporters visiteurs ou encore le quota de billets réservés aux invitations (licenciés, LFP, familles…), il ne reste environ que 1 500 places en vente pour chaque match, un nombre qui varie « en fonction des rencontres ». La solution : s’y prendre tôt ! « Mais nos supporters sont encore plus impliqués, ils anticipent leurs venues, précise Thomas Escourbiac. On observe un phénomène d’achat des places de plus en plus précoce. » Pour éviter de se retrouver sans billet, d’abord. Mais aussi pour bénéficier de tarifs préférentiels en profitant des offres « premières minutes » du club. La commercialisation des places pour un match débute toujours 30 jours avant celui-ci.
Alors : rareté des places rime-t-elle avec hausse des prix ? Oui et non, selon Thomas Escourbiac. Oui, les tarifs ont bien augmenté par rapport à la saison dernière. « Mais le prix n’est pas lié à la rareté. Il est plutôt corrélé à nos charges, qui ont augmenté, même si nous ne répercutons pas intégralement cette hausse sur les billets. » Il cite notamment la hausse du SMIC, non négligeable quand on sait que, les soirs de match, 130 personnes travaillent à Paul-Lignon. Mais surtout « une augmentation de 50 % des frais de sécurité ».
